DEMARCHE ARTISTIQUE

« Jamais sans un bout de papier et un crayon »

On crée comme on respire. Ce n’est pas un passe-temps, c’est une nécessité vitale. Une nécessité latente, enfouie en moi depuis bien longtemps. Enfant, j’avais déjà la curiosité de dessiner tout ce qui se trouvait à ma portée. Pourquoi? Pour la magie tout d’abord qu’il y avait à reproduire les objets les plus familiers; pour le plaisir ensuite de les réinterpréter et de les modifier. Le hasard n’y est pour rien. C’est peut-être un talent inné, mais l’environnement familial s’y prêtait. À la maison, nous vivions dans le monde magique de l’art grâce à mon père, et d’une certaine manière aussi, grâce à mon grand-père maternel. Ce n’est donc pas étonnant si, de ma plus tendre enfance à l’adolescence, je ne cessai de dessiner et d’imaginer des mondes, des formes et des couleurs sur papier ou sur toile. À l’époque, j’étais absolument fasciné et captivé par le surréalisme frais et direct de Salvador Dalí ou par l’univers inquiétant et silencieux de George De Chirico. C’est donc tout naturellement que je décidai d’étudier les arts plastiques à la faculté Sant Jordi de l’Université de Barcelone et que ma décision ne surprit personne. Le papier et les crayons m’y poussaient. Le surréalisme m’inspirait.

À la fin de mes études, le métier de graphiste ainsi que le monde de la communication et du marketing m’éloignèrent du papier et de la peinture. Le travail et les projets me rapprochèrent de la professionnalisation et des logiciels de design et d’édition, et j’abandonnai complètement la pratique artistique. Mais la nécessité de créer, le défi de la feuille blanche, la magie des pinceaux et de la peinture étaient toujours latents. Et avec la reprise du dessin, du travail manuel, du contact direct avec la matière, ce fut comme des retrouvailles et une libération. Du surréalisme onirique je passai au surréalisme magique et matiériste de Joan Miró ou Antoni Tàpies, au monde primitif de Jean Dubuffet et à l’art totémique de Constantin Brancusi. La poudre de marbre, le sable, le corindon, le carton, le bois et le fer, en définitive la matière, servirent d’antidote à la routine professionnelle. Depuis, l’art créatif ne me lâche plus, que ce soit à travers la peinture, l’illustration, la photographie ou la sculpture. Je crée, je respire.
La nécessité de la création artistique n’est qu’une manière parmi d’autres d’affronter le monde, une façon particulière d’arriver à le comprendre. À travers l’art, tel un astronome qui cherche la réponse dans les étoiles muettes de l’univers, j’essaie de trouver un sens à l’existence, ou plutôt de lui en donner un. Que ce soit en observant et en étudiant la nature, en transformant la matière, c’est dans la solitude du travail d’atelier que je trouve l’équilibre entre mon for intérieur et le monde.

ESADE, école de commerce de Barcelone
Gestion de la communication externe dans les administrations publiques
2001

Université Pompeu Fabra, Barcelone
Master en direction avancée de marketing, marketing d’exploitation
1997–1999

Université de Barcelone
Diplômé en arts plastiques
Graphisme et design industriel
1985–1990

Université polytechnique de Catalogne

École technique supérieure d’architecture de Barcelone
Études interrompues
1990-1995

Conservatoire municipal de musique de Manresa
Piano (7 ans)
Langage musical (6 ans)
Harmonie (2 ans)
Chant choral (2 ans)
Histoire de la musique (2 ans)
1974-1995

Alter Egos al carrer
Exposition photographique «El Petit Celler»
Moià, de février à mars 2016

Alter Egos al carrer
Exposition photographique
Salle d’expositions «Las cosas de Martínez»
http://www.jsoldevila.com/ca/fotografia/alter-egos-al-carrer-al-photogenic-festival
http://www.jsoldevila.com/ca/esdeveniments/exposició-fotogràfica-alter-egos-al-carrer
Barcelone, novembre 2015

Projet photographique sélectionné par Photogenic Festival de Barcelone
http://www.photogenicfestival.cat/speaker/jordi-soldevila/
Barcelone, octobre 2015

Photographies sélectionnées et exposées à Barcelone Photobloggers
«Riostres a l’estil Mondrian», photo de la semaine du 16 avril 2015
«The enigma of yellow space», photo de la semaine du 13 février 2014
http://barcelonaphotobloggers.org/category/la-foto-de-la-semana/lang-pref/ca/

Photosolde
Blog personnel de photographie créative
http://photosolde.blogspot.com.es/
Actif depuis 2009

Escultur3s. Eudald Font, Jaume Soldevila et Jordi Soldevila
Hôtel la Sagrera, Sant Fruitós de Bages
décembre 2008 – janvier 2009

Création d’affiches pour la société Vichy Catalan
Illustration
2000-2007

1er Prix
Concours d’affiches pour la «Trobada de Diables» de Barcelone
1989